Autobiographie, ecriture autobiographique... Au fil de l'écriture... ...le roman de votre vie, récit de vie, écrire ma vie "Biologiquement, physiologiquement, nous ne sommes pas tellement différents les uns des autres; historiquement, en tant que récit, chacun est unique." Oliver Saks Pour vous permettre de mener à terme ce projet nous vous proposons un cycle de 6 ateliers : un WE tous les 2 mois. Nous guidons ce travail par des suggestions et des méditations destinées à éveiller et ordonner votre mémoire. L'expérience le prouve : revisiter son passé par l'écriture donne au présent un éclairage différent et une conscience nouvelle. Des horizons vierges sont prêts à s'ouvrir.
D’un premier abord cela est parfois impressionnant, c’est pourtant la découverte que, si tout être est unique, les joies, les peines, les drames et les rires sont bien universels.
Pour vous inscrire : info@vieuwa.com
i vous habitez trop loin de chez nous, nous pouvons vous proposer un travail par correspondance calqué sur les ateliers de groupe.
Nous avons également une formule adaptée à vos souhaits et à vos possiblités : accompagnement personnalisé Pour en savoir plus, poursuivez la lecture des textes qui suivent, mais lisez aussi ceci : Témoignages et extraits de récits Un récit autobiographique déroule la trame des instants marquants d’une vie. Les situations extérieures semblent tracer une ligne mouvementée ou apparemment “sans surprise” mais souvent d’une richesse insoupçonnée. Il y a toujours des merveilles à découvrir dans toute expérience humaine aussi humble soit-elle. Un jour le besoin de se retourner sur le chemin parcouru peut se faire sentir, insistant ou timide. Pour certains, ce besoin a déjà été le moteur d'une thérapie qui a duré plusieurs mois ou plusieurs années. L'écriture autobiographique permettra alors d'élaborer un récit de vie nourri de la profondeur d'âme acquise pendant cette recherche. Une démarche qui permet de révéler autant à soi-même qu'à ses proches qu'une vie est un entrelacs de douleurs et de joies, l'habitude étant souvent d'exclure l'un au profit de l'autre. La personne qui écrit se transforme en personnage de roman, devient l’héroïne, le héros, d’une histoire qu’elle a vécue; prend une distance sur son itinéraire de vie. L’auteur entreprend une élaboration littéraire : un texte naît. Vos amis, vos descendants, pourront un jour, lire, se rappeler, découvrir, comprendre... Nous percevrons, au-delà des apparences, le cheminement de l’aventure unique de votre vie
Être soi et le lecteur de soi-même L’écriture autobiographique, telle que nous la proposons ici, vient étayer ou conclure une thérapie, ou, simplement, ouvrir de nouveaux points de vue sur sa propre vie. Pour toute personne cherchant à se connaître, se rencontrer, elle est l’occasion de revisiter et de réajuster à une perception actuelle certains fragments déterminants de son existence. Matière intrinsèquement mouvante, la mémoire est le réservoir où puiser la substance du récit. L’atelier, avec ses propositions et son climat d’urgence bienveillante, fournit à l’écriture un support précieux, la possibilité d’un essor. Le groupe par ses retours, son regard extérieur, favorise distanciation et lucidité. Travail d’écriture entre la trace dans la mémoire et la trace écrite, l’autobiographie se donne pour mission d’éclairer différents moments de la vie, différents thèmes, époques ou carrefours décisifs, que traversent tout être humain. Des ateliers qui, par touches successives, déploieront une nouvelle carte de votre chemin de vie dans ses passages les plus sensibles. L’ensemble des textes produits par chacun seront réunis en un recueil.
AUTOBIOGRAPHIE, THERAPIE, LE TEMPS D'UNE PAUSE Souhaiter écrire sa vie, le faire, y consacrer du temps, de l'énergie ; s'obstiner dans la durée pour aller au bout malgré les sollicitations extérieures, les envies du moment, les difficultés du présent; tout cela n'est pas anodin. Il s'agit bel et bien d'une démarche thérapeutique profonde, réfléchie qui n'a d'autre objectif que de vivre mieux les années à venir. Le cap des 40 ans n'est pas un vain mot. J'ai ressenti nettement le besoin d'une pause et d'un retour sur moi. Je me sens à mi-chemin de mon existence et l'heure des bilans a sonné. Je pense que mes années chez le psychiatre ont ouvert le chemin de ce travail. Une thérapie a t-elle réellement une fin ? Je ne le crois pas. La thérapie représente pour moi un moment indispensable de construction d'un individu. Elle nous engage pour une vie entière vers une réflexion, une profondeur, une quête de sens. Elle nous ouvre la porte du questionnement ; être capable de s'interroger malgré les tourbillons de la vie quotidienne, me semble être le vecteur d'une vie d'adulte. Certains y parviennent sans aide extérieure ; beaucoup attendent un évènement marquant pour engager un travail et d'autres oublient cette dimension de l'homme. Ecrire sur soi peut sembler très égoïste, très égocentrique et cela est vrai mais s'occuper de soi, c'est aussi s'occuper des autres. Ecrire mon histoire me donne les clefs pour comprendre le présent et envisager l'avenir. La relecture des évènements passés dans un travail autobiographique est immensément riche d'apprentissages. On ne refait pas sa vie, on la regarde avec le recul nécessaire. Demain doit être imprégné d'hier dans une analyse lucide et surtout constructive. Je prends du plaisir à cette démarche thérapeutique ; je souffre aussi parfois mais je suis persuadée que cet intermède me rendra plus forte et plus libre. Il s'agit de s'affranchir de certains fardeaux transgénérationnels. En ce sens, je me dirige vraiment vers une forme de liberté d'agir et de penser. Se regarder dans un miroir n'est pas forcément narcissique car le miroir nous renvoie aussi les imperfections, les faiblesses, les défaillances et les erreurs. Les connaître, c'est déjà un peu les corriger. On tire rarement des leçons de l'expérience des autres mais au moins, avec la thérapie on peut s'éviter à soi-même de réitérer ses erreurs. Après 5 ans chez le psychiatre, des séances de relaxation, du décodage biologique, un travail d'écriture, j'ai le sentiment d'avoir posé les principes qui vont guider les années à venir. Je me sens armée, lucide et grandie comme si le plus dur était derrière moi. La jeunesse et ses tourbillons cèdent le pas à une forme de maturité qui n'altère en rien mon irrésistible envie de vivre, d'avancer, de progresser et de réaliser les grands projets qui m'animent. Des pages se tournent ; d'autres s'ouvrent. A moi de les écrire et de les savourer. Quelqu'un a dit : « Vis ta vie comme une aventure ». Je vais poursuivre l'aventure après cette autobiographie qui reste pour moi une photographie à un instant « T » du regard que je porte sur mon parcours. Dans 6 mois, la photographie aura changé et, dans 30 ans il ne me restera plus qu'à écrire la suite pour que mes enfants et petits enfants disposent d'un témoignage afin de comprendre d'où ils viennent.
Extrait du récit autobiographique de France Kalfon (avec sa gracieuse autorisatation)
***** Préambule A la lecture du texte qui va suivre (il faut bien se relire n'est ce pas ?), je suis saisi voire étonné par la nostalgie qui ne manque pas de naître au fil de l'écriture de mon passé. En même temps, j'éprouve une certaine satisfaction d'avoir retrouvé ma propre personne. Ce travail d'introspection, de retour sur soi, me fait l'effet de ce que doit être un accouchement. Je parle de ce processus qui consiste à extraire son enfant de ses entrailles : douleurs, joies mais surtout émotions souvent mal contenues. Oui, je me suis redonné la vie au travers de ces récits. Je trouve ainsi, une forme de complicité avec ma mère, qui me donnant réellement la vie, a dû connaître ces douleurs, joies et émotions. Est-ce l'effet de l'âge, proche de la soixantaine, qui provoque le besoin de me retourner sur moi-même et de retrouver ainsi, ce flot de souvenirs entassés ? Est-ce le besoin de laisser une trace qui me pousse à témoigner de cette vaste période de l'après guerre ? Ce travail d'écriture, pas si facile que cela, a été singulièrement apaisant. J'ai découvert que ma vie n'a pas été aussi banale et inintéressante que je l'imaginais. Sans doute est-ce la réalité de tout un chacun, mais cela fait du bien de le ressentir. Au fil des phrases écrites surgissaient des flots d'émotions toujours contenues jusqu'alors. Alors que la parole intime est si difficile à sortir, l'écriture m'a libéré de ce carcan émotionnel parfois douloureux. Tout compte fait, je veux simplement dire qui je suis à mes enfants et peut-être aussi à moi-même avec beaucoup d'émotions autobiographiques. Ecrivant cette phrase bien banale les larmes me montent aux yeux, l'émotion m'étreint. Avant de commencer il me semble déjà évident que ce travail sur moi-même va être, à la fois, riche et douloureux, mais aussi libérateur. Deux fois par an, pendant les vacances d'été et à la Toussaint, j'ai l'occasion de ¨ rôder¨ autour des bâtiments de la ferme de mes grands parents devenue résidence principale avec piscine. Je voudrais bien revivre ces moments forts de ma vie à Bussières. Reviennent les odeurs et les bruits du quotidien paysan ; quel délice ! Cela me manque vraiment ! Récemment, en août 2005, j'ai effectué un petit ¨pèlerinage¨ à Roanne, dans mon quartier natal. Ma maison a été entièrement restaurée, depuis peu paraît-il. Au 91 rue Mulsant, l'escalier sombre où j'ai probablement été contaminé par la tuberculose n'existe plus. Il a été muré, l'entrée se fait maintenant derrière par la rue Gonthier. Je me suis baladé, avec Françoise, sur le parcours de mon école et sur celui du collège lycée. Le rebord cimenté de la vitrine du magasin où l'on s'asseyait pour regarder passer les filles avec mon frère avant de rentrer au lycée est toujours là. J'ai retrouvé la boutique de la marchande de billes, ce n'est plus un magasin de jouets. Je suis rentré dans les immeubles voisins, à la recherche de mes copains de jeux. Les bâtiments de la prison mitoyens de l'Amicale Laïque, ont été rasés pour faire place à un parking. L'émotion est incomparablement plus forte que lors des visites que j'avais pu faire quelques années auparavant. Il est certain que l'écriture de ce qui va suivre a donné une vigueur incroyable aux souvenirs. Tous les épisodes ont surgit nettement, d'autres, non écrits me reviennent à la mémoire. Je suis redevenu un petit garçon l'espace d'un après-midi.
Extrait du récit de vie de Gérard Ressicaud (avec sa bienveillante autorisation)