Témoignages

Fréquemment, des personnes désirant commencer un travail sur elles-mêmes, nous demandent : « combien de temps cela va-t-il durer ? » et aussi : « quels bénéfices en attendre ? »
Elles désirent savoir ce que va leur apporter un engagement dans un travail thérapeutique en individuel, un travail de groupe en psychogénéalogie, l’écriture de leur autobiographie, l’utilisation du tarot dans la thérapie, l’étude de leur thème astral, etc …

Nous leur offrons nos réponses de professionnels, mais rien ne vaut des témoignages directs.
C’est en ce sens que nous vous proposons de lire les lignes qui suivent.
Elles ont été écrites par des personnes qui ont fait ou font encore un bout de chemin avec nous.
Elles témoignent de ce qu’elles ont découvert grâce aux outils et à l’accompagnement que nous proposons.
Elles ont bénéficié de nos différentes approches et techniques ; ont vécu les aléas, les tours et les détours du cheminement intérieur et personnel. Certaines répercussions ont été visibles dans leur vie, une nouvelle conscience a pu alléger leur quotidien ou lui donner du sens.
Ecoutez-les vous en parler…

 

« Allez-y !- J’en viens !
Et ça a été une très bonne et grande aventure, pendant 9 ans : du stage de psychogénéalogie à l’astrologie généalogique en passant par le stage d’écriture autobiographique et la thérapie avec Dominique seule.
Pendant tout ce temps de développement, de compréhension, d’intégration, de larmes et de rires aussi, j’ai pu apprécier la compétence, l’humanité, la simplicité, la générosité et l’humour toujours en filigrane de Claude et Dominique.
Ce que je suis devenue et qui me plaît garde l’empreinte du travail personnel fait sous leur houlette. J’ai 64 ans en 2010 et je me sens plus libre, disponible et légère qu’à 20 ans !
Merci Dominique et Claude !
L’aventure dure encore dans les cours de perfectionnement en astrologie, un vrai bonheur !
Allez, soyez confiants, osez aller à la rencontre de qui vous êtes en conscience, en leur compagnie !
Bon vent !

Anne-Marie Conte

 

« Il est quelque peu difficile de parler de quelque chose qui se vit, qui se ressent.
Durant les stages de généalogie pendant neuf mois, les impressions, les sensations et les émotions sont multiples. Mais en qq lignes on peut dire qu’il y a quelque chose en nous qui fait boum-boum, quelque chose qui revit. Quelque chose qui s’éclaire et avec du recul, l’ambiance colorée qui était quelque peu grisâtre, voire plus quelquefois, devient plus chantante.
C’est la magie du travail de Claude et de Dominique, avec qq touches par-ci par-là, que l’on pourrait croire innocentes, ils vous poussent sans vous pousser vraiment, à leur façon sans y toucher vraiment, pour nous amener à revoir ce trésor caché sous notre propre pierre familiale.
Avec leur sensibilité et leur amour des gens dans leur besace, ils vous boustent, lentement mais sûrement vers ce précipice originel. Nos contrées reculées, enfouies au plus profond de nous, sont visitées avec toute l’attention et l’acuité attendue et ce sont comme des petites bougies qui s’éclairent dans cet obscur qui nous appartient.
Ils nous emmènent comme pour un voyage, très bien organisé, où les efforts sont enchanteurs même si parfois viennent des larmes accompagnatrices, nécessaires pour alléger notre fardeau. L’ensemble fait que la visite guidée, vous laisse des souvenirs étonnant et que Chronos y perd complètement ses repères.
Pour les personnes en quête de quelques questions, en particulier sur le temps que « ça » va prendre, la boite de pandore qu’utilise Claude et de Dominique, est remplie de baguettes magiques. Tout est fait pour que le voyage se fasse en douceur et tels des bateleurs, ils essayent de faire apparaître en vous le soleil qui vous habite.
Donc face à cette alchimie le temps n’a plus d’importance. Lorsqu’on part en voyage… le temps s’étire comme nous, allongé sur le sable chaud le nez au soleil et on s’étiiiiiiiiiiiiiire tranquillement.
Pour ce qui est du bénéfice qu’on en retire! Les trader à côté ne gagnent rien, les intérêts sont comme la source fraîche puisque la fortune est en nous.
Pour ce qui du voyage en groupe, les miroirs, les perceptions des autres ne font qu’éclairer nos histoires similaires ce qui permet de prendre beaucoup de recul et de mettre quelques bémols à notre propre partition pour que cette vie devienne une symphonie.
Pour ce que sont les accompagnateurs; ils sont à la hauteur des découvertes ainsi que la confiance qui en pareille circonstance est nécessaire.
Bon voyage à vous »

Gérard Loup

 

 

« La Psychogénéalogie
Si vous voulez voir plus clair à propos de ce qui vous habite,à propos des héritages conscients ou inconscients qui agissent à travers nous, le travail proposé par Dominique et Claude est très justement adapté. Il permet de mettre en lumière  nos empreintes familiales,de comprendre et d’expliquer les choix des êtres qui nous ont ouvert le chemin de la vie, de révéler nos blessures et nos forces, de pardonner les manques et les lachetés et finalement, d’harmoniser tout nos potentiels hérités afin d’en jouir pleinement et librement. »

Isabelle Milleret

 

J’ai commencé un cheminement vers un éveil de conscience, par le travail de psychogénéalogie. Au cours de ces week-ends, Dominique et Claude proposent, orientent, provoquent, soutiennent, nous ne sommes jamais seuls et puis il y a les autres, leurs regards m’ont renvoyé une image de moi jusqu’alors évitée. Chaque histoire de vie faisant écho à quelque chose de personnel chez chacun, il n’y a jamais voyeurisme, mais partage, écoute, et solidarité.
Avec Dominique, j’ai continué un travail individuel. Là encore, je peux dire que je ne me suis sentie ni seule, ni en danger mais en construction. Il me semble qu’avant j’avais tendance à n’être qu’évanescence, Dominique m’a aidée à naître à nouveau, à être vivante au présent. Le travail se poursuit avec ou sans Dominique, mais elle est toujours là, je ne dirai jamais assez merci à Dominique Waguet, cette accompagnatrice de vie, qui m’a aidée à allumer ma petite lampe de conscience.

anonyme

Un travail d’ « introspection familiale » qui ne se fait certes pas toujours sans mal (on « bute », on renâcle, on n’y voit goutte) mais qui se révèle salvateur : il permet d’aboutir un un bon élagage de l’arbre, une meilleure connaissance de soi. On y voit alors plus clair, on a plus de recul (donc plus d’indulgence (?) de sagesse (?) au quotidien) ; en un mot, on se sent plus léger…

Mélanie

 

La participation à l’atelier de psychogénéalogie « Mémoire de l’arbre » m’a permis de mettre en lumière des nœuds depuis longtemps supportés, que je n’arrivais pas à dénouer depuis des années. Qu’est-ce que je porte en moi qui me mène vers un chemin qui n’est pas le mien ?
Qu’est-ce que je porte en moi qui m’empêche de suivre ma propre route ?
Quand on se laisse aller à imaginer ce que pouvait être la vie de nos parents et de nos grands parents,
Quand on se laisse aller à imaginer ce que pouvait être notre vécu dès notre conception, des souvenirs alors inconscients refont surface.
Les morceaux de puzzle se sont mis en place, l’image de mon histoire s’est construite. J’ai pu mettre en relief les croyances, les non-dits, les injonctions inconscientes de mes ancêtres sur lesquelles maladroitement je m’étais appuyée pour leur rester fidèle. J’ai pu comprendre leurs douleurs, leurs peurs, leurs chemins. J’ai pu comprendre le pourquoi de mes actes, et mon chemin a alors pris tout son sens dans ce contexte.Et j’ai pu ressentir une grande cohérence dans mon arbre malgré ses imperfections.
Enfin, je me sentais enracinée.
Mes larmes sont devenues alors des larmes de bonheur, de soulagement. Les nœuds se sont dénoués sans culpabilité.
J’ai l’envie maintenant de garder ce qui est bon pour moi et qui vient de mon arbre et de laisser de côté ce qui leur appartient.
Je tiens à vous remercier Dominique et Claude, pour votre travail soutenant.
Grâce à votre humanité et votre compétence je tends vers une plus grande authenticité et je m’autorise à être ce que je veux être.

Nathalie

 

« Issu d’une famille déracinée (pieds-noirs déportés d’Algérie) où les conflits, les jalousies, et les non-dits ont encore plus écartelé tous les membres de mon clan, je me suis « accroché » à ce travail de psychogénéalogie avec Claude Vieux tel le lierre à un mur, ou plutôt l’arbuste à son tuteur. Alors que c’est un travail qui prend habituellement un peu plus d’1 an, le mien aura pris 4 longues années. Mais chaque devoir était un rendez-vous avec ma mémoire génétique, et les retrouvailles virtuelles avec mes ancêtres ont parfois été vécues avec émotion, souffrances, joie, étonnement, mais toujours avec cet élan universel qui attire ceux qui se reconnaissent. J’ai ainsi pu dialoguer avec mes grands-parents que je n’ai jamais connus et les découvrir au fil de mes mots; m’entretenir avec mes parents et leur dire par le biais de l’inconscient ce que mon conscient n’a jamais osé leur avouer.
Au final, j’en suis sorti plus fier de mon passé et le petit arbuste a commencé à regarder ses belles racines. Il s’est détaché du tuteur et a pris plaisir à pousser encore plus loin ses pieds dans la terre, pour rester toujours droit face aux bourrasques de vent.
Ce travail de psychogénéalogie, c’est poser un pas, puis un autre, puis un autre sur le pont qui nous relie à nos ancêtres. On en revient forcément différent, plus rassuré sur le passé et plus serein sur l’avenir.
Un grand merci à Claude Vieux pour sa belle humanité, son écoute authentique, et sa psychologie efficace. »

Alain P, Québec.

 

 

Écrire et devenir

Aujourd’hui je connais le poids, la force des mots, dits, non dits, des maux ou des beaux dits.
Dire pour se chercher, et se trouver.
Dire pour rencontrer l’autre, les autres.
Dire et rester faux, dire pour être juste.
Oser dire pour oser être, avec soi, avec l’autre, tous les autres. Pour découvrir tout cela, pour me trouver, être une avec moi aujourd’hui, je suis partie en voyage, et j’ai écrit.
En premier lieu j’ai abordé la terre de mes grands-parents et parents. Oh! Combien l’histoire se réensemence d’elle-même, tant que les mots (les maux) ne sont pas éclatés. Oh! Combien chacun est chargé du fardeau des possibles et impossibles des autres avant lui.
En chemin je me suis désaltérée au plaisir d’écrire une nouvelle qui se mua bientôt en un conte initiatique et merveilleux.
Puis j’ai goûté « Le cinquième rêve », rêves éveillés et écriture , parcours enchanteur de nos origines, du néant où tout est possible, à la pierre (le cristal miroitant), la fleur (la rose délicate), l’arbre (le hêtre majestueux), l’animal (faucon, blaireau et écureuil), au petit d’ homme, à l’Humain.
Ah! L’immense joie d’être vivante.
Chaque pas me conduisait ainsi toujours plus au devant de moi-même, et bientôt, je décidais de poser le pied sur mon sol. Pas à pas j’ai exploré le sens de mes mots, la construction, la reconstruction de mon propos.
L’élaguer pour le rendre visible.
L’alléger pour le rendre plus lourd de sens et de vérité, ma vérité.
L’écouter pour le trouver beau.
Lu ou écouté par mes compagnons d’aventure pour le sentir différent, vivant. Le choix, le sens des mots … Ébaubie ou ébaudie ?
L’un et l’autre en fait.
Car je suis étonnée, quelques fois stupéfaite du chemin parcouru.
Car je suis ragaillardie d’être aujourd’hui à l’entrée du delta du fleuve de ma vie.
Car je suis heureuse et fière, je connais le plaisir d’écrire, de dire, d’être, aujourd’hui, par la force des mots.
Dans ces pages, je vous livre mon histoire, roman de vie, introspection joyeuse ou douloureuse, spontanée ou capricieuse, une écriture analytique parfois aussi, mais l’analyse est mon chemin de traverse.
A qui pourrais-je la transmettre si ce n’est à vous qui l’abordez aujourd’hui, telle une île déserte. Et si vous trébuchez ou dansez sur une seule phrase, un seul mot, je sais qu’alors vous aurez conquis la magie d’être.
L’Histoire est un éternel recommencement, l’histoire de chacun est une quête insatiable du vivant, je vous offre ma part de découvertes.
Longtemps j’ai cru être une erreur du règne humain, longtemps j’ai été vivante mais morte.
Parfois je trébuche encore sur quelques mots d’ hier, sur le seul mot d’aujourd’hui « La vie », car oui aujourd’hui je suis, je vis.
Ces derniers mots ponctuent mes écrits, ils ponctuent chacun de mes jours, chacune de mes nuits, dans le souffle de l’amour.

(extrait de mon récit autobiographique) Marie Noëlle Daubanay

« Le travail autobiographique guidé par Claude Vieux et réalisé par correspondance m’a été très bénéfique.
En approchant de la cinquantaine, mes trois enfants étant pour ainsi dire élevés, je me suis autorisée à prendre davantage soin de moi; ce que je n’avais pas pu faire auparavant, faute de temps et ayant surtout donné la priorité à l’éducation de mes enfants et à mon travail. Je savais qu’un jour ou l’autre il me faudrait passer soit par une psychothérapie, soit par un travail d’écriture pour « apprivoiser » les fantômes de mon passé.
Ce travail d’écriture m’a amenée à revisiter mon passé et à aller dans les moindres recoins de ma mémoire pour extirper les souvenirs douloureux liés à mes blessures d’enfance et également à celles de ma vie d’adulte.
En revisitant, sans préjugé, mon passé et en essayant d’être le plus objective possible sur mon histoire personnelle, j’étais amenée malgré moi à une certaine réflexion et analyse qui m’ont permis de donner du sens à ce qui m’était arrivée.
Toute histoire personnelle racontée reste malgré tout subjective.
Elle n’en est pas pour autant moins vraie.
Ce travail autobiographique m’a permis de me distancer de mes « traumas », de m’accepter telle que je suis et surtout m’a apporté une certaine libération.
Je me sens aujourd’hui beaucoup plus légère et apprécie mieux la vie.
Ce travail qui a fait appel à ma créativité m’a également apporté une certaine satisfaction et une meilleure estime de moi.
J’ai été étonnée de réaliser, après cette analyse, combien par ailleurs la vie m’avait gâtée. »

Sylvie

Après un cheminement avec différents thérapeutes, j’en suis arrivée à me poser des questions sur mon identité, qui suis-je? D’où je viens?
J’ai tout d’abord découvert l’astrologie généalogique avec Dominique tout en m’intéressant à mon propre thème.
Ceci m’a amenée vers un atelier de psychogénéalogie pour approfondir mon arbre et y trouver des réponses concrètes, Des réponses que seul le travail pouvait mettre en lumière au vu d’un secret de famille.
Dominique et Claude vont m’accompagner dans ce chemin de connaissance de soi, vont me soutenir, merci à eux deux.
La suite logique de ce travail sera pour moi de participer à un atelier d’écriture dirigé par Dominique et Claude où ils vont m’aider à « oser » écrire et avoir confiance en moi pour achever ce livre dont je suis fière aujourd’hui.
Celà m’a permis de l’offrir aux membres de ma famille et de révéler ce secret avec tout le respect que je leur dois.

Dominique Copin

Le thérapeute, vous avez bien dit thérapeute ?…

Six ans, c’est un bail.
Hier et déjà si loin.
Étonnamment je ne trouve pas de trace écrite de cette première séance. Mais je me souviens très bien de l’endroit, de mon inquiétude à l’idée de l’inconnu, du jeu de tarot et du fait que ta façon de travailler serait différente de celle des précédents thérapeutes.
A la fin j’ai été rassurée.
Tu ne m’as rien imposé, proposé des ateliers de psychogénéalogie et tu n’as pas fait de grandes théories. J’ai compris que c’était de mon travail qu’il s’agissait. Que ce n’est pas toi qui me dirai où aller ni que faire.
Et je me suis mise au travail avec persévérance et acharnement. Décidée à m’impliquer.
Si peu sûre de moi…
Si je dois résumer en un mot je dirais : l’accompagnateur.
Tu m’as accompagnée dans un projet qui était le mien.
Savoir d’où je viens, et savoir qui je suis.
Pas un guide qui marche devant, précède, impose, mais celui qui marche à côté avec une lampe tout de même pour éclairer le chemin.
Tu as aussi été l’image de l’autorité. Celui qui sait. Ce qui lui confère un pouvoir. Le père.
Image intégrée contraignante et « limitante ». Et peu à peu j’ai pris conscience de ma propre valeur.
La patience.
Tu prenais du temps pour m’entendre répéter inlassablement les mêmes choses et tu reformulais. Ma mère n’avait jamais le temps pour m’écouter.
Deux mots me viennent : humain et vivant.
Je n’ai plus besoin de me sentir coupable de vivre ni d’être la femme que je suis, au risque d’aller à l’encontre de certains modèles. Sans être obligée d’être rebelle.
Un autre possible.
Au fur et à mesure du travail, l’écriture ou les séances avec Skype (je vis loin d’Orléans et tu m’as proposé cette solution), tu représentais celui qui m’acceptait avec mes limites mais aussi mes ressources.
Neutralité, j’oubliais souvent que tu étais un homme et moi une femme. Nous touchions à la profondeur de l’humain, de l’être.
J’ai appris à dire, « je suis » et à oser l’être.
Hors jugement, au début je pensais que ta qualité de thérapeute te donnait le droit de me juger. Du genre « elle n’y comprend rien, elle n’y arrivera jamais » ; le droit de me classer en névrosée, hystérique, schizoïde ou parano. J’ai pu mettre en cause ta crédibilité. Puis je n’y ai plus pensé, comprenant sans doute que cela ne t’intéressait pas.
A mon âge (65 ans) il est encore possible d’évoluer, changer son regard sur le monde, d’avancer. Le fait que nous ayons à peu près le même âge était important pour te faire confiance.
Le plus conflictuel et lent a été d’accepter qu’un homme n’attende rien de moi en retour quand il m’envoie des « strokes » positifs de reconnaissance.
Avec Skype, cela m’a souvent aidée de ne pas te voir, comme sur le divan où le patient ne voit pas le psy.
Je n’ai plus besoin de la lampe, tu peux poursuivre ton chemin et accompagner celles et ceux qui t’attendent sur le bord de la route.

Nicole

 

Quelle femme je veux être aujourd’hui ?

 Je viens d’achever ce travail de psychogénéalogie et j’en suis heureuse.
J’ai vu et compris d’où me venait ce lourd fardeau qui me pesait sur les épaules depuis si longtemps.
J’ai pris conscience de ce que je me suis appropriée de chacun de mes ancêtres dans les bonnes et surtout dans les mauvaises choses.
J’ai vu aussi à quel point, de ce fait, j’étais guidée par mon inconscient. Je sais pourtant la fragilité de mes prises de conscience.
Il me faut sans doute garder sous les yeux ce document de psychogénéalogie pour y revenir sans cesse, afin de ne pas oublier ce qui risquerait de me faire replonger dans ce cercle infernal de dépendance. Je me suis attribuée nombre de difficultés et de souffrances de mes ancêtres. Désormais, je veux pouvoir les observer comme extérieures à moi, avec un regard critique et sans jugement sur eux, sachant qu’ils ont eux aussi fait comme ils ont pu, en fonction de ce qu’ils avaient reçu.
J’espère que la vie m’accordera encore quelques bonnes années pour me permettre de vivre dans le sens du titre donné à ce livre que je tente d’écrire  » Il n’est jamais trop tard  » (Odile est en train d’écrire un récit autobiographique avec nous).

Je veux être une femme libre et épanouie. Voilà ce qui me vient à l’esprit, mais qu’est-ce que je veux dire vraiment par ces mots ? Pourquoi ces deux mots puisque si je suis libre, je serai nécessairement épanouie ? Libre de penser et ressentir, même si je suis en désaccord avec mon entourage. Je m’affirme de façon à être plus authentique. Capable d’être pleinement présente à moi-même, écoutant mes désirs, mes motivations afin d’être présente positivement aux autres.
Je veux que ce travail de psychogénéalogie me permette d’être réconciliée avec mon passé de façon à conduire plus « librement » mon futur.
Je décide de cesser de me dévaloriser, et de ne pas me laisser dévaloriser. Je veux apprendre à formuler mes émotions sans me déprécier et je vais même jusqu’à travailler à me revaloriser.

Je me sens vivre (m’appuyant sur des temps d’inspiration et d’expiration) et je fais en sorte que mon quotidien soit source de joie et non de frustration. Je ne me sens pas obligée de prendre sur moi toute la misère du monde, et je laisse les autres assumer leur part de contraintes quotidiennes. J’essaye de vivre les tâches quotidiennes ennuyeuses car répétitives, mais incontournables sans les subir, mais en les acceptant comme nécessaires et profitant de ces moments pour visualiser les moments agréables qui me ressourcent.

Je pense à la personne que j’ai envie d’être dans cinq ans ou dix ans. Je la regarde, l’intègre et fais un pas après l’autre dans sa direction. Je m’appuie sur le proverbe  » vis chaque jour comme si tu devais mourir demain « .
Je garde en mémoire que je n’ai pas le choix des évènements que je vais rencontrer (accidents, maladies, pertes affectives, déceptions…) mais j’ai celui de mon attitude intérieure face à ces circonstances.
Je relis régulièrement ce texte afin qu’il imprègne chacun des pores de ma peau et que je devienne lui.

Odile