...
Claude Vieux.
Après
un parcours atypique dautodidacte, jai commencé à
exercer mon métier de psychothérapeute en 1984. Avant d'en
arriver là, il y eut tout dabord la longue thérapie,
dont je parlais plus haut, en groupe et en individuel, à la fin des
années 70, puis, sentant émerger en moi une réelle
vocation, jai suivi une première formation où laccent
était mis sur les décharges émotionnelles et la dimension
psychocorporelle, dans lesprit des travaux de Wilhelm Reich, Janov
et Lowen. Cette thérapie et mes principales formations je les ai
suivies auprès de Jean et Janine Assens qui animaient les groupes
en couple dans le but de renvoyer les participants au couple parental.
Jai débuté dans la profession en utilisant bioénergie
et végétothérapie. Puis, au fil du temps, jai
été formé à différentes disciplines :
thérapie verbale et interprétation des rêves basée
sur les théories jungiennes, Gestalt-thérapie, exploration
symbolique de la psyché (à laide du tarot de Marseille),
psychogénéalogie, ateliers décriture à
objectif littéraire (méthode Elisabeth Bing) que jai
adapté à des fins thérapeutiques.
Grâce à ces différentes approches, je suis en possession
dune véritable panoplie dans laquelle je choisis loutil
nécessaire à la personne qui vient consulter. Panoplie doutils
thérapeutique absolument indispensable dans la mesure où chaque
être est unique et demande une approche particulière de sa
psyché.
Cest au thérapeute dadapter sa pratique à la personne
qui vient consulter et non l'inverse.
Je me vis fils naturel de Jung ; comme lui, je refuse la vision
matérialiste et réductrice de lhomme et me situe dans
les courants de la pensée humaniste et holistique.
La thérapie, telle que je la conçois, tend à favoriser
une collaboration entre conscient et inconscient. Collaboration toujours
précaire et fluctuante, jamais acquise, mais qui est la condition
indispensable de l'expansion de la conscience. Celle-ci ouvre toujours à
d'autres plans qui dépassent ou transcendent l'individu pour le mettre
à l'écoute de la dimension infinie de l'être humain,
de sa dimension spirituelle.Dans cette conception de la thérapie,
la recherche des racines familiales et lidentification des transmissions
généalogiques occupe une place prépondérante
; à lensemble des autres outils que jutilise, elle apporte
sa contribution, bien souvent déterminante.
L'acte thérapeutique est, en Occident, considéré comme
un acte profane, alors que partout ailleurs il conserve son aspect sacré.
Comment, en restant dans ma culture, c'est-à-dire relié à
mes racines ancestrales, redonner cette dimension spirituelle à mon
travail quotidien sans mimer des gestes, des rituels ou des comportements
exotiques que je risque de plaquer par-dessus mon héritage culturel
sans qu'ils soient intégrés, assimilés, sans qu'ils
puissent avoir un écho interne authentique ; et, d'autre part, sans
faire référence à l'Eglise et à ses dogmes auxquels
je ne désire pas me conformer.
Il me semble que pour donner à ma pratique thérapeutique sa
dimension sacrée, je dois sans cesse fortifier mon âme. Ça
ne peut absolument pas venir d'une "recette", ou de techniques
extérieures. Ça passe par me sentir moi-même relié
pour pouvoir permettre à l'autre de le faire. En effet quel est le
sens d'un acte sacré sinon relier la terre au ciel, l'humain au divin...
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